Auteur : Gael

Hydrao: La douche, plus fun et écologique avec ce pommeau connecté

TEST Les objets connectés s’immiscent partout, même sous la douche. Avec le pommeau de douche Hydrao, il est possible de surveiller sa consommation d’eau de façon ludique. « 20 Minutes » l’a testé à 100 reprises, avec différents membres d’une même famille.

Le pommeau de douche Hydrao utilise un jeu de couleurs pour nous indiquer notre consommation d'eau.

Vous chantiez sous la douche ? Vous allez dorénavant pouvoir économiser l’eau que vous consommez pour vous laver. Solution : Hydrao, le pommeau de douche connecté lancé par la start-up grenobloise Smart & Blue. Vendu 69 euros environ, Hydrao promet des économies d’eau pouvant se chiffrer jusqu’à plusieurs centaines d’euros par an. Nous l’avons testé durant un mois, au fil d’une centaine de douches. Alors, est-il aussi ludique et économique qu’annoncé ?

Un père, deux ados et des litres d’eau…

Soit un papa – votre serviteur — vivant seul avec deux de ses filles. Deux ados. C’est un point sur lequel il convient d’insister, tant ces jeunes femmes aux cheveux longs sont consommatrices d’eau lorsqu’elles s’aventurent dans le bac à douche. Pire : au grand dam de leur père très rigoureux sur l’environnement, elles ont les idées courtes en ce qui concerne l’écologie…

Du vert au rouge, on sait toujours si l'on a encore du temps devant soi...
Du vert au rouge, on sait toujours si l’on a encore du temps devant soi… – SMART & BLUE

 

Hydrao s’installe comme n’importe quel pommeau de douche : il suffit de le visser sur le tuyau de la douche. Puis il s’agit d’effectuer une petite configuration à travers son application (iOS ou Android). On peut donc être locataire et s’équiper en sachant que l’on pourra quitter son appartement en remportant le pommeau.

Quatre couleurs pour mieux économiser

Ensuite, il est soit possible de se baser sur les réglages définis par le constructeur, soit de déterminer soi-même les paliers de consommation d’eau où la douche changera de couleur. Oui, car c’est ça l’un des trucs cool d’Hydrao : grâce à des petites LEDs, le pommeau s’illumine en fonction du nombre de litres d’eau déjà consommés durant la douche : vert jusqu’à 10 litres, bleu jusqu’à 20 litres, rose jusqu’à 30 litres, puis rouge jusqu’à 40 litres. Au-delà, le pommeau clignote en rouge.

Lorsque le rouge est allumé, il est temps de se presser...
Lorsque le rouge est allumé, il est temps de se presser… – CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

 

Que l’on se rassure : l’énergie nécessaire à l’activation des LEDs est simplement créée par la puissance de l’eau qui s’écoule. Il est également possible d’enregistrer ses paramètres de facture en indiquant dans l’application le prix d’un mètre cube d’eau et le nombre de kWh pour chauffer un litre d’eau à 38°C. Par défaut, des données moyennes sont programmées. Enfin, l’application propose de prendre une douche de « référence », sorte de mètre étalon du savonnage maison, afin de personnaliser ses calculs de consommation.

Les 16 litres ainsi enregistrés confirment au papa pourtant de carrure respectable que malgré la surface de peau à nettoyer, il n’est pas très gourmand en eau pour se doucher… Evidemment, ses filles « kiffent » toute de suite « grave » Hydrao dont les couleurs changent (« c’est comme en boîte de nuit ! »). Mais elles s’inquiètent d’emblée de savoir si l’eau va s’arrêter de couler une fois le pommeau devenu rouge. Hélas, non (serait tenté de dire le papa écolo). Evidemment, tout le monde fait le test de se doucher dans le noir. Et c’est joli.

Le summum du gaspillage est atteint

Le pommeau enregistre les consommations d’eau durant 200 douches. Il n’est donc pas nécessaire d’activer l’application au moment de se laver. En revanche, il est indispensable de lancer une douche avec l’application ouverte pour rapatrier dans le smartphone les données enregistrées par le pommeau. Si on le désire, il est aussi possible de lancer la fonction « Ma douche » dans l’appli et de suivre, son smartphone posé sur le lavabo de la salle de bains, sa consommation en direct. Ce n’est pas très pratique, mais c’est amusant. Et c’est là que les chiffres tombent.

Test à l'appui, Hydrao révèle les consommations d'eau à chaque douche prise.
Test à l’appui, Hydrao révèle les consommations d’eau à chaque douche prise. – SMART & BLUE

 

Alors que papa prend des douches entre 16 et 20 litres (selon qu’il se lave les cheveux ou non), la consommation de sa première fille varie entre 30 et 40 litres. Soit. La seconde, historiquement très consommatrice d’eau pour se doucher (et qui a l’habitude de se faire rappeler à l’ordre), enregistre des pics autour de 60 litres par douche. Limite… Summum du gaspillage : le seuil des 138 litres consommés pour une simple douche a même été une fois atteint, l’équivalent de neuf douches du paternel… Convocation immédiate devant l’écran du smartphone du daron pour constater l’étendue des dégâts…

On cherche les coupables… et les bons élèves

Problème : si les courbes des 10, 20, 100 ou 1000 dernières douches sont explicites, il est impossible de nommer les coupables qui laissent le robinet ouvert et encore moins de féliciter les membres de la famille les plus économes en eau. La raison : Hydrao ne distingue pas ses utilisateurs. Les relevés indiquent donc une consommation familiale globale.

Il est possible de visualiser sa consommation d'eau en direct à chaque douche.
Il est possible de visualiser sa consommation d’eau en direct à chaque douche. – SMART & BLUE

 

Difficile dans ce cas de se « challenger » les uns les autres comme nous y invite la fiche produit du pommeau… Une plus grande personnalisation permettrait aussi de décerner des badges, de couronner – pourquoi pas une fois par semaine — le membre de la famille le plus économe, de créer une cagnotte à base des économies effectuées, etc.

>> A lire aussi : «En matière d’économie d’eau, chaque geste compte»

De quoi se jeter à l’eau ?

Autre petit grief justement : il manque un historique des consommations par jour/semaine/mois. Cela pourrait s’avérer pratique, notamment pour constater les progrès que l’on réalise et chiffrer l’évolution des dépenses. Cet historique pourrait aussi s’avérer intéressant si l’on loue son appartement ou sa maison sur Airbnb, afin de garder un œil sur la conso de ses « voyageurs »… En attendant d’éventuelles mises à jour de son application qui en rendrait l’usage encore plus intéressant, Hydrao reste un objet connecté qui fait du sens, ludique et éducatif. On est loin du gadget que l’on aurait pu imaginer. Et l’application indique constamment les économies réalisées : soit par rapport à sa douche de référence si l’on en a pris une, soit par rapport à la moyenne nationale des Français qui consomment  80 litres d’eau par douche environ. Et à 69 euros environ, l’investissement peut se justifier. C’est peut-être le prix à payer pour éveiller les consciences. Et se doucher en couleur.

source: http://www.20minutes.fr/high-tech/1992987-20170117-hydrao-douche-plus-fun-ecologique-pommeau-connecte
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[CES 2017] Myxyty met la domotique dans une enceinte

[UN JOUR , UNE START-UP] A partir de son enceinte connectée Myxypod, la start-up sophipolitaine Myxyty veut couvrir les usages les plus divers d’une maison connectée. Elle présentera cette innonvation au CES 2017 de Las Vegas.

Myxyty met la domotique dans une enceinte

« La grande majorité de la population ne cerne pas les bénéfices de la maison connectée. Nous avons pensé qu’une enceinte serait le meilleur vecteur pour faire pénétrer ces usages dans les habitations puisque c’est l’objet qui s’est le mieux vendu ces trois dernières années« , explique Olivier Courtade, le fondateur de M2M Solutions et Myxyty, à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes). La première, née en 2004, intervient sur la R&D, la seconde, créée en 2009, sur la commercialisation du système domotique à sa marque. Les deux emploient 35 collaborateurs au total, entre Sophia et Sofia (Bulgarie), pour un chiffre d’affaires consolidé de 3,5 millions d’euros. Myxyty promeut sa box multi-usages Myxypod au CES Las Vegas, qui se tient du 5 au 8 janvier 2017.

 

LARGE INTEROPÉRABILITÉ

A travers une application unique et évolutive en fonction des besoins du foyer, Myxypod pilote et gère par reconnaissance vocale tout un ensemble de fonctionnalités : musique, bien sûr, en diffusant un son 360°, sécurité, sûreté, éclairage, chauffage, volets roulants, réveil, santé, stockage d’images, ambiance olfactive… Une sorte de version française de l’Alexa d’Amazon.

 

Truffée de plusieurs dizaines de capteurs, elle supporte une multitude de protocoles de communication. « A ce jour, nous avons déployé à titre pilote 17 000 boxes qui intègrent, en moyenne,12 accessoires chacune, développés avec nos partenaires« . C’est le designer Ora-ïto qui a dessiné sa forme ludique et colorée. Les modules chargés d’applications s’emboîtent les uns sur les autres, en colonne. Après une première incursion en 2016 pour présenter son concept, la lauréate régionale du Pass French Tech revient sur l’événement de Las Vegas adoubée par la Poste qui l’a sélectionnée dans sa « communauté French IoT » et forte d’un titre de champion « IOT / M2M Innovation World Cup » remporté sur la dernière édition du Mobile World Congress de Barcelone, dans la catégorie « maison connectée ».

 

COMMERCIALISATION FIN 2017

« Partout où nous la présentons, l’innovation séduit. Notre objectif est de conquérir un marché de masse. Nous voulons commencer l’industrialisation avant la fin du premier trimestre 2017 pour une commercialisation au dernier trimestre« , poursuit le dirigeant qui souhaite engranger sur place de nouveaux partenariats avec des opérateurs désireux de combiner leurs solutions à cette box (opérateurs télécoms, énergéticiens, assurances, distribution…). « Nous pouvons être une alternative crédible pour tous ceux qui ne veulent pas travailler avec Amazon ou Google« , insiste Olivier Courtade, engagé parallèlement dans la recherche de moyens financiers supplémentaires pour accélérer le déploiement de son produit (7 millions d’euros ont été levés depuis la création). Des discussions seraient en cours pour une première phase de 2,5 millions d’euros d’un tour de table qu’il souhaite de l’ordre de 10 millions d’euros. Regrouper M2M et Myxyty dans une seule société fait également partie des sujets à l’étude.

source: http://www.usine-digitale.fr/article/ces-2017-myxyty-met-la-domotique-dans-une-enceinte.N477689

Introduction aux protocoles de diffusion de contenus multiroom

Le multiroom que je défends depuis douze ans sur ce blog est devenu maintenant une fonctionnalité plutôt bien reconnue dans le monde de l’audio grand public. Les développements technologiques de ces dernières années l’ont fait passer du monde analogique au monde numérique (et sans fil !), le tout poussé par des fabricants de produits qui n’ont pas ménagé leurs efforts.

Essentiellement propriétaires au début, les systèmes multiroom étaient jusqu’à il y a peu de temps totalement incompatibles les uns avec les autres. Si on avait acheté un player pour le salon, il fallait absolument acheter une enceinte de la même marque pour la chambre et la salle de bains afin d’espérer une diffusion de la musique sans contrainte entre les différentes pièces.

Dans ce premier article, vous découvrirez tous les protocoles multiroom actuellement sur le marché, et quels fabricants sont derrière chacun d’eux. Je rentrerai plus en détails pour chaque protocole dans d’autres articles à venir.

AirPlay

Développé par Apple depuis 2010, de nombreux fabricants gravitant autour de l’univers Apple ont développé des produits compatibles. La liste serait trop longue ! AirPlay permet de diffuser le contenu d’un ordinateur, d’un iPhone ou d’un iPad vers de multiples produits dans la maison : amplificateurs audio/vidéo, enceintes sans fil, players audio ou vidéo, etc. AirPlay couvre aussi bien l’audio que la vidéo.

AirPlay logo.svg

Chromecast

Encore appelé Google Cast mais destiné à être renommé Chromecast rapidement, ce protocole est porté par Google depuis 2013. Concurrent direct d’AirPlay, il renferme plus ou moins les mêmes fonctionnalités. On trouve du Chromecast chez de nombreux autres fabricants, mais Google le pousse aussi à travers ses propres clés Chromecast audio et vidéo, ainsi que son assistant vocal Home.

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Blackfire FireConnect

Très récent, ce protocole est annoncé chez différent constructeurs, mais pas encore activé ! Pioneer, Onkyo, JBL et Harman/Kardon font déjà confiance au multiroom FireConnect, compatible audio et vidéo. On attend impatiemment les premières démonstrations entre marques de cette solution prometteuse.

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Roon

Tourné avant tout vers la haute fidélité, le protocole Roon est déjà bien implanté. On le trouve chez des marques comme Bel Canto, dCS, Meridian, Moon, Naim… L’objectif visé, en dehors de l’intercompatibilité, est bien la reproduction audio haute résolution provenant de l’application Roon vers ces players compatibles.

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DTS Play-Fi

Développé par une référence de l’audio multicanaux pour le cinéma, le Play-Fi est plus tourné vers l’universalité que vers la haute définition. On est en effet limité à la qualité CD. Plusieurs fabricants ont déjà rejoint DTS comme Anthem, Klipsch, MartinLogan, McIntosh, Polk Audio, Rotel, Sonus Faber…

dts play-fi

AllPlay

Qualcomm, développeur majeur de technologies mobiles, est derrière ce protocole poussé déjà depuis quelques années sans qu’il n’y ait eu pour l’instant de forte adoption. On trouve AllPlay chez Panasonic, Musaic, Monster ou Hitachi.

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BluOS

Disponible à l’origine uniquement sur les produits multiroom de la marque Bluesound, on trouve maintenant BluOS chez NAD. Les deux fabricants font partie du même groupe, mais cela permet déjà de marier deux gammes de produits assez larges auxquelles s’ajoutera PSB Speakers en 2017, une autre marque du groupe. BluOS est développé par une société extérieure qui pourrait tout à fait le licencier pour d’autres fabricants.

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HEOS

Protocole utilisé par Denon, il couvre de plus en plus de produits audio et audio/vidéo de la marque : enceintes, players, amplificateurs home cinema. On retrouve désormais HEOS sur certains produits Marantz, marque faisant partie du groupe Denon. On pourrait aussi le retrouver chez Boston Acoustics dans un futur proche, troisième marque du groupe.

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Je ne parlerai donc pas ici de Sonos ni de Yamaha et de son MusicCast, des protocoles multiroom pour l’instant parfaitement exclusifs à ces fabricants. Je rentrerai plus dans le détail de chacun des huit protocoles présentés ici tout prochainement : je vous parlerai des fonctionnalités respectives, des compatibilités avec les fichiers numériques, de la qualité audio maximum ou encore des services de streaming audio proposés.

Si vous avez des questions ou si vous souhaitez que je traite d’autres protocoles multiroom non cités ici, n’hésitez pas à en parler dans les commentaires !

source: http://www.multiroom.fr/introduction-aux-protocoles-de-diffusion-de-contenus-multiroom/?utm_campaign=shareaholic&utm_medium=twitter&utm_source=socialnetwork

Google s’invite à la maison

Dans sa dernière keynote I/O 16, le géant du net a parlé de réalité virtuelle, du smartphone Pixel, mais surtout de domotique, sa prochaine cible.

Le projet de Google pour la maison s’appelle… Home. Tout simplement. Et exploite énormément l’intelligence artificielle, coqueluche du moment des géants du web. Concrètement, le système proposé par Google repose sur une sorte de cône blanc facturé 129 dollars.

Dans cet engin, on trouve des micros, des haut-parleurs et de quoi communiquer avec tous les objets connectés du foyer : télévision, chaîne hi-fi, voire radiateurs, éclairage… Le but étant de pouvoir contrôler tout cela avec sa voix grâce à la formule magique « OK, Google ».

Vous voulez préchauffer le four pour faire un clafoutis ? « OK, Google, préchauffe le four à 180°C. » Vous voulez écouter le dernier album de Céline Dion ? « OK, Google, passe le dernier album de Céline Dion. » Bref, la liste peut s’étendre à l’infini et dans les plans de Google, Home et ses successeurs deviendront l’interface principale des loisirs et du quotidien.

Un concept capable de faire gagner beaucoup de temps mais qui soulève malgré tout de nombreuses questions relatives à la vie privée puisque Google Home « entendra » toutes les conversations de la maison pour y dénicher celles qui lui sont adressées. Et toutes ces données seront traitées bien loin du cadre familial, dans les serveurs de Google à des milliers de kilomètres.

L’entreprise a bien sûr anticipé la question et a assuré lors de sa keynote que « Home » ne traitera les informations qu’une fois les mots « OK, Google » entendus et que tout le reste ne sortirait pas du salon.

Que le public apprécie ou non ces nouvelles applications de la nouvelle technologie, les équipes de recherche sont déjà bien lancées sur la question. Google n’est d’ailleurs pas le seul des GAFA a y avoir pensé : Amazon planche également sur un assistant domestique, Amazon Echo, qu’on peut appeler en prononçant son doux nom d’« Alexa » et qui réagit lui aussi avec tous les objets connectés de la maison. Allons-nous ponctuer toutes nos phrases d’« Alexa » ou d’« OK Google » dans les années à venir ?

source: https://www.pluris.fr/com/?p=2&conid=2383

EXCÈS D’EFFICIENCE : LES DÉFIS QUI ATTENDENT LES SMART CITIES

En apportant des solutions aux problèmes contemporains, les smart cities génèrent également leur lot de nouveaux défis.

Excès d’efficience : les défis qui attendent les smart cities

Si elles apportent de nombreuses solutions aux problèmes organisationnels que rencontrent les municipalités, à l’heure où la majorité de la population mondiale se regroupe dans les villes, les smart cities génèrent également leur lot de d’errements, de défis et d’interrogations. Selon Cheow Hoe Chan, Chief Information Officer de la ville de Singapour, de nombreuses villes commettent une erreur de raisonnement en pensant qu’il suffit d’investir dans de coûteuses infrastructures à la pointe du progrès pour devenir intelligentes. « Beaucoup prennent le nombre d’infrastructures technologiques comme la métrique principale. C’est une erreur. Une ville n’est pas intelligente parce qu’elle comprend un grand nombre de capteurs ou autres. Il s’agit avant tout de résoudre des problèmes, en commençant par les plus simple » a-t-il expliqué lors de l’événement Bridge SF, rappelant comment Singapour avait optimisé les trajets de ses lignes de bus en se servant de données déjà existantes, car générées par les usagers badgeant à la montée à la descente du bus.

La ville de Singapour est pionnière dans les problématiques smart city.

De l’usage des données

Selon lui, il est important que les autorités fassent la promotion de l’usage des données, qui doivent devenir le moyen privilégié de résoudre les problèmes. Mais pour que les citoyens acceptent que leurs données soient utilisées pour l’accomplissement de services publics, il est également nécessaire de se montrer pédagogique, martèle de son côté Thomas Sichelkow, de l’organisation danoise Gate 21 : « Il est important d’expliquer d’une part que les données sont employées uniquement pour résoudre un problème précis. » Par exemple, que les données de navigation ne sont pas utilisées pour traquer les déplacements de chaque citoyen, mais soient collectées de manière anonymes pour améliorer les services de transport. « D’autre part, il faut promouvoir les projets pour lesquels ces données sont employées, montrer en quoi ils améliorent la vie collective. » développe-t-il.

Le Danemark a également fait de ces problématiques une priorité.

Le point individuel de défaillance

En revanche, les données posent également un problème : celui du « central point of failure », ou point individuel de défaillance, terme informatique désignant un maillon dont le reste du système est dépendant, et dont la destruction provoquerait l’arrêt complet du système. Selon Mickey McManus, du laboratoire d’innovations Maya Design, le stockage des données dans le cloud pose ce problème : « Nous n’avons encore que quelques clouds différents dans le monde, celui d’Apple, de Salesforce, d’Amazon… et seulement une copie de chacun d’entre eux, de sorte que nous mettons tous nos oeufs dans le même panier. » a-t-il affirmé lors de Bridge SF. « En kidnappant le neveu du CEO d’une de ces entreprises, vous auriez plus de pouvoir de pression qu’en capturant celui du président américain… Je n’ai rien contre le cloud, mais la nature a choisi le peer to peer. Quand des cellules se répliquent, elles transportent l’ensemble de leurs informations avec elles. Information qui se révèle des plus utiles quand les choses tournent mal. Il n’y a pas de serveur central stockant l’ensemble des données. » Que faire, dès lors, pour limiter les risques ? Selon lui, il faut prendre exemple sur les pannes de générateurs électriques déclenchées volontairement, afin de tester l’efficience du générateur de secours censé prendre le relais en cas de vrai problème. De même, il faut s’assurer de la fiabilité des copies virtuelles en effectuant des tests de défaillance.

Les données de la smart city

Vers un citoyen démiurge

Outre l’usage massif des données, la ville du futur se distinguera de celle du passé par le pouvoir de création qui résidera entre les mains de chaque citoyen. L’impression 3D permettra ainsi à chacun de confectionner ce qu’il souhaite depuis son domicile. Certains s’en sont déjà servis pour imprimer des armes, d’autres pour imprimer de l’ADN. Et cette technologie devient de plus en plus accessible : la start-up OLO propose ainsi un appareil permettant de transformer son smartphone en imprimante 3D pour la modique somme de 99 dollars. Le développement des drones et des robots promet, en parallèle, de mettre toujours plus de pouvoir entre les mains des individus, pouvoir de nuisances (par exemple dans le cas de drones utilisés à des fins malveillantes) ou de création (dans le cas des robots suisses capables de construire des ponts par eux-mêmes). L’homme du futur sera un citoyen-démiurge, doté d’un formidable pouvoir de création. Une réalité que les pouvoirs publics devront prendre en compter et réguler pour canaliser cette force créatrice dans le sens du bien commun. « Chacun citoyen aura davantage de pouvoir qu’aucun état n’en a jamais eu. » affirme ainsi Mickey McManus.

Vers un citoyen démiurge ?

Des vertus du désordre

Enfin, le principal danger encouru par la smart city pourrait bien être de devenir… trop efficace. C’est du moins l’avis de Philippe Crist, économiste et administrateur à l’International Transport Forum, exprimé lors de Bridge SF : « Nous parlons beaucoup de smart cities, de villes plus efficaces, plus propres, plus simples, mais l’histoire montre que les individus ne se ruent pas vers les villes les plus efficaces. ils aiment les lieux chaotiques, désordonnés, car le but d’une ville est de faire se rencontrer des gens qui ne se seraient pas rencontrés autrement, ce qui implique une part de désordre et d’incertitude. » Selon lui, une ville doit aussi comporter son quota de frictions et d’aspérités pour être vivantes : la fluidité absolue n’est ni concevable, ni souhaitable : « Souhaitons-nous par exemple un système de transport où les individus aillent du point A au point B sans se rencontrer ? Tout ce qui est simple n’est pas bon, et tout ce qui est bon n’est pas simple. Il faut parfois privilégier la friction sur la fluidité. »

source: https://atelier.bnpparibas/smart-city/article/exces-efficience-defis-attendent-smart-cities

Audi, BMW et Daimler créent un consortium sur la 5G

Plusieurs constructeurs automobiles allemands décident de concentrer leurs attentes et leurs besoins en termes de connectivité embarquée. Audi, BMW et Daimler créent la 5G Automotive Association.

Pour faire communiquer entre elles les automobiles connectées, les véhicules doivent bénéficier d’une connectivité de haut niveau. Pour avancer de concert, plusieurs constructeurs allemands viennent de décider de monter un consortium afin d’unir leurs efforts de recherche dans le domaine de la 5G.

Audi, BMW et Daimler ne sont pas les seuls puisque Ericsson, Huawei, Intel, Nokia et Qualcomm participent également à l’opération. Ces groupes vont avoir comme objectif de tester, développer et standardiser la 5G. Dans un communiqué, l’organisme précise que : « l’objectif est de répondre aux besoins de mobilité et de sécurité routière dans la société avec des usages telles que la conduite automatisée connectée, un accès universel aux services et à l’intégration dans les villes et le transport intelligent ».

Le consortium ne statuera pas uniquement sur le volet technique mais également sur les évolutions réglementaires du très haut débit mobile. La 5G Automotive Association devra enfin veiller à l’interopérabilité des systèmes de communication.

Tableau de bord voiture connectée
source: http://www.clubic.com/pro/it-business/actualite-817111-audi-daimler-bmw-voiture-connectee-5g-consortium.html

NVidia veut conquérir l’industrie automobile avec une puce qui conduit « comme un humain »

L’entreprise américaine NVidia est surtout connue pour ses cartes graphiques, mais cela va changer. A la GTC Europe 2016, son fondateur n’a laissé planer aucun doute : le futur du GPU, c’est l’intelligence artificielle sous toutes ses formes. Un secteur en particulier semble cependant recevoir l’attention de l’électronicien : l’automobile. Partenariat avec TomTom, nouveau superordinateur mobile, système d’exploitation dédié, véhicule de recherche… NVidia multiplie les initiatives, et se pose en concurrent sérieux des équipementiers historiques.

NVidia veut conquérir l'industrie automobile avec une puce qui conduit comme un humain
NVidia veut conquérir l’industrie automobile avec une puce qui conduit « comme un humain »

Système d’exploitation dédié, partenariat pour la cartographie, architectures matérielles spécialisées… L’entreprise NVidia, qui se définit comme l’inventeur du GPU (unité de calcul graphique), envoie un message très clair ce 28 septembre : elle n’est plus qu’une entreprise de cartes graphiques. A la GTC Europe 2016, sa première conférence professionnelle en Europe, le mot d’ordre est deep learning. Et en particulier véhicule autonome.

 

LE GPU, CLÉ DU DEEP LEARNING

Jen-Hsun Huang, fondateur et CEO, a passé près d’une heure et demi pendant sa keynote d’ouverture à rappeler comment la révolution du deep learning est arrivée, depuis ses débuts en 2012 jusqu’à son ubiquité actuelle. S’il a passé tant de temps sur le sujet, c’est pour mieux imprimer dans les esprits le nouveau tournant pris par NVidia. Le deep learning est la conséquence de la vague de GPGPU (utilisation de puces spécialisées dans le calcul graphique pour effectuer des opérations générales, comme le font les CPU), sur laquelle NVidia a très vite capitalisé en lançant son programme CUDA. Cette vague du deep learning s’est donc appuyée sur NVidia, qui équipe aussi bien les réseaux neuronaux de Google que ceux de Facebook, Microsoft ou Baidu. CQFD. Son nouveau moteur d’inférence optimisé, TensorRT, est d’ailleurs d’ores et déjà compatible avec leurs plateformes.

 

SUCCÈS ANNONCÉ POUR LE SUPERORDINATEUR DGX-1

Après une annonce de partenariat avec IBM il y a 3 semaines sur un serveur de nouvelle génération interconnectant les GPU et CPU pour le marché de l’entreprise, c’est SAP qui a été annoncé comme nouveau partenaire. Le spécialiste allemand des ERP a reçu deux superordinateurs dédiés DGX-1 de NVidia, un en Allemagne et l’autre en Israël.

Les deux entreprises ont par ailleurs débuté une collaboration sur la partie applicative.

La start-up britannique Benevolent AI en a aussi fait l’acquisition pour accélérer la découverte de molécules médicamenteuses, et l’Université de Reims Champagne-Ardenne utilisera le sien pour aider à la guérison des maladies… touchant les vignobles. Deux centres de recherche en intelligence artificielle, le DFKI allemand et le IDSIA suisse, ont par ailleurs conclu des partenariats qui leur donneront accès au DGX-1 et aux travaux de NVidia.

 

PARTENARIAT AVEC TOMTOM SUR LA CARTOGRAPHIE HD

Mais c’est surtout sur l’automobile, et plus spécifiquement les véhicules autonomes, que se concentre NVidia. L’entreprise voit cette industrie comme pesant 10 000 milliards de dollars à terme. Cela commence avec un partenariat avec TomTom, qui s’appuie sur le boîtier Drive PX2 pour lancer un service de cartographie « cloud-to-car », qui permettra une meilleure localisation des véhicules dans l’environnement. Le système s’appuie sur les 120 000 kilomètres de routes que TomTom a cartographiées en haute résolution, et permettra par ailleurs aux véhicules de décupler le nombre de routes capturées de cette manière, pour le rapprocher des 47 millions de kilomètres dont dispose TomTom en basse résolution.

DRIVEWORKS, UN SYSTÈME D’EXPLOITATION DÉDIÉ AU VÉHICULE AUTONOME

Si NVidia était particulièrement excité par cette annonce, c’est aussi car elle ouvre la voie à Driveworks Alpha 1, son système d’exploitation conçu spécifiquement pour les véhicules autonomes. Celui-ci s’appuie sur des cartes en haute définition et des algorithmes de vision par ordinateur (computer vision, l’une des sous-disciplines de l’intelligence artificielle) pour se repérer sur la route… comme le ferait un humain.

 

« Aujourd’hui, les algorithmes vérifient qu’ils ne rencontrent pas d’obstacles prédéfinis : pas de piéton, pas de camion, pas de moto, pas de mur, etc. Mais quand on conduit, on n’énumère pas de liste de ce genre, on voit juste que la route est libre, » explique Jen-Hsun Huang. Le système reproduit ce comportement.

Il fusionne les informations fournies par les capteurs du véhicule avec les images HD de la route et crée une version virtuelle de l’environnement routier, affichée en temps réel sur le tableau de bord. La force de cette « occupancy grid » (grille d’occupation de la route) est qu’elle est une représentation en 3D du véhicule et de son environnement, avec un tracking à 360°. Driveworks est open source, et sortira publiquement en octobre, après quoi il sera mis à jour tous les deux mois.

 

BB8, UNE VOITURE QUI APPREND PAR L’EXEMPLE

Et pour démontrer la validité de son approche, quoi de mieux qu’une véritable démonstration ? C’est l’objectif du projet de véhicule autonome BB8. « Il n’y a pas de système de détection, pas d’entraînement au préalable. Nous avons simplement conduit la voiture, et BB8 a appris en nous regardant faire, » affirme fièrement Jen-Hsun Huang.

Force est de reconnaître que le résultat, présenté en vidéo, est impressionnant. Le véhicule a passé son permis en Californie, mais il a conduit sans problème dans le New Jersey. La route n’a pas de marquages au sol ? Pas de problème. La route est partiellement encombrée ? Pas de problème. Un virage sans visibilité ? Pas de problème. Conduite de nuit ? Pas de problème. On est loin de « l’Autopilot » de Tesla, dont les multiples accidents ont démontré les limites.

 

Le plus bluffant reste encore la vision de ce à quoi le système fait attention quand il conduit. Très peu de choses au final : le respect des lignes blanches, les véhicules avoisinants… Loin de la sur-analyse de toutes les variables répétée en boucle, le système se rapproche étrangement du fonctionnement humain. Une méthode plus élégante, et surtout plus efficace.

 

XAVIER, UN SUPERORDINATEUR POUR L’IA SOUS FORME DE PUCE MOBILE

Dernière annonce et non des moindres, le projet Xavier (du nom du leader des X-Men). Un System-on-a-Chip (SoC) dédié à l’intelligence artificielle dont la sortie est prévue pour le 4e trimestre 2017. Cette puce intégrera 2 GPUs de classe Volta (de prochaine génération non encore annoncée) cumulant 512 coeurs ainsi qu’un CPU ARM64 customisé, composé de 8 cœurs et baptisé Carmel. Au total, Xavier disposera de 7 milliards de transistors gravés à une finesse de 16 nm, et fournira 20 000 milliards d’opérations par seconde en ne consommant que 20 watts. Xavier sera donc à lui seul aussi puissant que le système Drive PX2 (déjà utilisé par Baidu entre autres), qui consomme 80 watts. NVidia voit en lui un composant qui équipera toute l’industrie automobile à l’avenir… Et on est tenté d’y croire. Les équipementiers traditionnels du secteur automobile, qui ferment leur porte à NVidia depuis des années, ont du souci à se faire.

 

source: http://www.usine-digitale.fr/article/nvidia-veut-conquerir-l-industrie-automobile-avec-une-puce-qui-conduit-comme-un-humain.N443352